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 [Jour 12] Voyage au centre du vaisseau-mère

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Upsilon
Gardien d'une porte

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Date d'inscription : 24/08/2014
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MessageSujet: [Jour 12] Voyage au centre du vaisseau-mère   Lun 3 Nov 2014 - 20:25

Le jour fatidique était enfin arrivé : le vaisseau-mère ouvrait pour la première fois ses portes à des journalistes. A part quelques humains, sélectionnés pour des compétences diverses et invités à bord du vaisseau à l'insu de tous les terriens, personne d'autre que les membres de la Délégation Terre n'avait foulé le sol du vaisseau-mère.
Le jours du tournage de son allocution télévisée, suite aux attentats du Défilé, Adam avait proposé à la chaine télévisée de tourner un reportage au sein du vaisseau-mère. Sceptiques, la rédaction avait mis du temps à répondre. Finalement, la réponse fut positive et le vaisseau-mère allait recevoir une équipe de journaliste, composé d'un reporter, d'un reporter d'image et de leur preneur de son.

Le vaisseau-mère était en effervescence. Il fallait tout préparer. Mais ce que Adam et son équipage n'avaient pas prévu, c'était la venue de deux représentants du Gouvernement Unifié, à l'instant même où Daryl recevait une réponse de la chaine télévisée. Ces deux ambassadeurs étaient deux petites fouines qui prenaient plaisir à mettre leur nez partout où Adam aurait aimé ne pas les voir. Malheureusement pour lui, il ne pouvait rien faire contre eux.
Qu'allaient-ils réserver au Grand Maître Suprême lors de la visite des Terriens ? Nul ne le savait.

Au sein de la rédaction, c'était aussi la surexcitation. Non seulement la chaine télévisée avait l'exclusivité, mais en plus, personne ne savait qu'un reportage allait être tourné puis diffusé dans les jours à venir à une heure de grande audience. Pour l'occasion, il avait contacté un journaliste bien particulier, celui qui avait été initialement choisi pour l'interviewer annulé d'Adam : Sébastien Neuville. Avec l'attentat perpétré lors du Défilé de mode et l'ombre qui s'était abattue sur la petite confiance faite aux Elyriens, l'interview avait été annulé. Finalement, Sébastien Neuville et Adam allaient avoir leur face à face.
Pour l’occasion, Sébastien Neuville avait eu carte blanche pour constituer son équipe. Une équipe qui se trouva finalement être un simple trio qu'il allait former avec un journaliste reporter d'image et un preneur de son.

Après l'acceptation de la rédaction, le lieu et l'heure du rendez-vous avait été rapidement fixé. Une navette viendrait prendre les journalistes sur l'héliport de l'immeuble de la chaine télévisée, à 9h précise.



HRP:
 
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Ginie
Tortionnaire de PJ

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MessageSujet: Re: [Jour 12] Voyage au centre du vaisseau-mère   Lun 3 Nov 2014 - 21:40


Le vaisseau mère était en effervescence. Les techniciens terminèrent les vérifications journalières de la navette qui devait transporter le trio terrien. Rien ne devait arriver aux hôtes du chef suprême. Il avait donc donné des ordres bien particuliers allant de la vérification des navettes à la fouille des appartements pour dénicher d'hypothétiques traîtres. Adam ne voulait pas du désastre qui s’était produit lors du défilé. Les accusations qui avaient visé la délégation, avaient aussi grandement affecté les relations avec les Terriens. Adam ne pouvait en aucun cas laisser la place au moindre incident.

De plus, il devait surveiller les deux fouines qui venaient d'arriver comme un cheveux sur une soupe. Cette situation l'agaçait, il n'aimait pas être mis devant le fait accompli et appréciait encore moins les deux émissaires qui avaient été choisis pour cette visite. Daryl était à ses côtés comme toujours, son œil aiguisé était un atout. Adam savait qu'il dénicherait n'importe quelle entourloupe. Ils arpentèrent les couloirs du vaisseaux passant devant les deux agents. Adam leur fit un léger sourire puis s'empressa de disparaître.

Puis il lança à l'attention de Daryl:


- Je ne peux me permettre de quitter le vaisseau pour le moment. Surtout avec ces deux envoyés venus mettre leur nez partout, mais vous Daryl vous n'avez rien de particulier en cours pour le moment. Je vous demande donc de prendre place dans cette navette pour accueillir les journalistes terriens. Je tiens à ce qu'ils soient reçus comme il se doit.

Daryl salua le grand maître suprême, quitta la passerelle où ils s'étaient arrêtés, puis rejoignit la navette. Les battants de la porte se refermèrent sur Daryl en un rien de temps.

La navette quitta le hangar avec Daryl à son bord et Adam regarda le départ de l'engin. Tout se passait bien pour le moment. Adam retourna vers son bureau, il lui restait beaucoup de travail avant l'arrivée des terriens. La présence de ses deux ambassadeurs l'inquiétait vraiment! Ils n'avaient pas encore dévoilé la raison de leur présence et cela le préoccupait grandement.

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MessageSujet: Re: [Jour 12] Voyage au centre du vaisseau-mère   Mar 4 Nov 2014 - 23:45

La navette élyrienne viendrait prendre la délégation des Terriens sur l'héliport de la Télévision Sébastien devait y retrouver Monty Backamor, son photographe,  et  Marion  Langlès,  une spécialiste de la prise de son que lui avait recommandée son ancien patron, Daniel Martin, le directeur du Parisien.
Le journaliste sortit du taxi d'excellente humeur, passa une main destructrice dans la brosse impeccable  dressée sur sa tête par Mario, le coiffeur qui avait gagné le surnom de Mario Bros, tant il excellait dans l'art de mettre les cheveux au garde-à-vous. Madame mère l'avait envoyé au domicile de son fils après qu'il ait promis vaguement que oui, oui, il prendrait rendez-vous
"Mais enfin, Maxence, tu ne peux te présenter en bonnet ! Tes cheveux sont désormais assez longs pour être coiffés ! "
Depuis quelques jours, sa mère préférait l'appeler Maxence, second élément de son prénom composé. Elle avait lu que Sébastien, prénom encore rare et aristocratique à la naissance de son cadet (151 naissances de Sébastiens hexagonaux en 65), devenu ensuite regrettablement populaire dans les classes laborieuses, était encore apparu à 5274 exemplaires l'an passé, contre seulement 594 Maxences. Et s'il fallait un diminutif, Max au moins évoquait un archiduc d'Autriche ou un dandy de la belle époque alors que Seb n'éveillait que des échos électro-ménagers.
Dès qu' Anne-Sybille avait su qu'il était accepté par Adam pour la visite du Vaisseau élyrien, elle avait  entrepris le toilettage de son fils comme si elle l'avait inscrit à un concours d'élégance au bénéfice des chiens abandonnés.
" Maxence ! Je ne veux pas te voir en jeans sur un écran français ! Je suis ta mère !"
Il avait faiblement protesté, n'ayant trouvé aucun support du côté de Liselor qui avait fait équipe avec madame de Neuville pour décider du look de leur petit prodige.
Le résultat finalement lui plaisait assez. D'autant qu'il avait résisté vaillamment à la veste Armani en cuir d'alligator noir avec col à revers crantés, double boutonnage, et un prix !... de quoi faire s'exciter le contrôle fiscal et s'indigner l'Armée du Salut.
L'alligator noir pouvant être un animal tabou dans la culture élyrienne, on avait transigé pour un blouson reporter Hugo Boss.  Malgré sa haine du nubuck, Seb avait failli céder face aux boots Crockett and Jones modèle Tetbury . Heureusement, Liselor retourna la situation en suggérant l'air de rien que, pour cette sorte d'ambassade de la culture terrienne, le représentant de la Presse française se devait d'être  impeccablement chaussé, même, ajouta-t-elle en soupirant, s'il fallait sacrifier l'allure si séduisante du journaliste de terrain, pragmatique, décontractée et légèrement désinvolte. Seb se demanda si elle se payait sa tête, mais Anne-Sybille apprécia la formule, regarda son fils, sa brosse virile et péremptoire, sa décontraction pragmatique d'homme de terrain et décida que les Crocketts and Jones n'étaient pas absolument nécessaires. De modestes et désinvoltes doc martens véhiculeraient une image plus efficace de l'homme moderne qui prend ses libertés avec le protocole. Oui, les docs seraient un signe que ces extra-terrestres, de plus en plus envahissants pour ne pas dire envahisseurs, ne devaient pas tenter de marcher sur des pieds terriens. Nous étions prêts.

Débarqué sur l'héliport dans cet esprit d'indépendance, sa brosse hérissonnée, Seb déboutonna le col de sa chemise, un peu soucieux cependant de la façon dont son inexpérience allait se sortir de l'épreuve. Son père avait mis ses avocats sur la question et avait obtenu un contrat en béton qui protégeait son fils de mauvaises surprises.. La Chaîne envoyait le matériel et des techniciens au sol pour le départ et le retour de la navette, épisodes  spectaculaires qui étofferaient l'interview. Elle avait l'exclusivité de la retransmission mais  Sébastien gardait le droit d'exploiter ensuite l'entrevue comme bon lui semblerait. Martin pourrait publier cinq des photos prises par  Monty  et reproduire des citations des enregistrements réalisés par Marion Langlès. A bord du vaisseau des cameramen élyriens filmeraient avec du matériel fourni par la chaîne afin d'éviter des conflits entre les techniques sophistiquées du vaisseau-mère et  celles plus que primitives des Terriens. Les téléspectateurs auraient l'impression de visiter eux-mêmes les parties autorisées.
Monty arriva presque immédiatement, en complet sombre, sans cravate mais avec une chemise grise de bon style. Son amie japonaise et Kenzo-Soldes étaient aussi passés par là. Il tenait une sacoche légère sans rapport avec l'encombrant matériel habituel. Elle contenait le Kodak DCS 100, le premier appareil numérique, qui ne serait commercialisé que dans quelques mois mais que Seb avait obtenu  des Suisses par l'intermédiaire de son frère pour ses projets d'expédition au Pacifique. Les Extra (comme on appelait désormais familièrement les Élyriens) en auraient plein la vue...  enfin, s'ils  remarquaient  ce progès décisif de la technique humaine ! Ils photographiaient peut-être avec un bouton espion incrusté dans l'index.
Monty émit un bonjour non dénué d'une nuance amicale mais que seuls ceux qui le connaissaient bien pouvaient déceler sous le grognement d'ours qui lui servait de voix.
Deux minutes plus tard, madame Langlès, habillée d'un tailleur pantalon en jean à l'élégance toute fonctionnelle, se présenta avec l'aisance d'une femme accomplissant un métier considéré encore comme masculin et qui n'entendait pas qu'on  lui fasse des compliments sur son charme pourtant réel. Neuville la connaissait de vue pour l'avoir croisée au journal. Ce n'était pas une beauté mais elle avait un air franc et alerte tout à fait agréable Elle  posa une ou deux questions techniques, le journaliste avoua qu'il ne savait se servir que d'un dictaphone et qu'il lui faisait confiance.

- Okay, Boss. fit-elle en souriant après jeté un coup d'oeil sur le beau Seb .
La Télévision  filmait déjà la navette, une sorte de cigare volant d'un blanc satiné très classe,  immobilisé  à une dizaine de mètres au dessus du sol, semblant reposer sur une colonne de brouillard irisé. Sur le flanc, sans ouvertures du moins visibles, le vaisseau portait des signes inconnus, entre runes scandinaves et alphabet morse, sous lesquelles était inscrit  en grandes lettres bleues :

BIENVENUE À NOS AMIS TERRIENS.
Rien n'empêchait que les signes mystérieux au dessus ne fussent un message moins pacifique, genre : Première Escadrille d'Intervention Militaire, avec une devise comme " On vous aura !""
Près de l'engin, Stéphane Berl, envoyé pour présenter le départ de la navette, se faisait filmer, admirant l'inscription, parlant de l'amitié des peuples, de la paix entre les mondes et de la manière raffinée dont le Président Adam porterait peut-être un costume trois pièces, signe évident de l'estime qu'il portait à notre civilisation. Cette importante nouvelle, qui demanderait à être confirmée, venait d'une indiscrétion au sein du  personnel élyrien chargé de vêtir Monseigneur Adam. Le présentateur s'interrompit pour accueillir les deux envoyés gouvernementaux dont on ne savait pas très bien quel rôle ils tiendraient dans l'entrevue et qui arrivaient de l'autre côté. Tous disparurent derrière la colonne de brouillard d'où sortirent deux gardes élyriens portant un casque globuleux opaque assez déplaisant  et un officiel à la dignité de chambellan anglais. L'escorte se dirigea vers le trio, l'officiel se présenta sous le nom de Daryl, porte-parole d'Adam lui-même. Il les invita à avancer sous la navette.
Curieusement  en entrant dans la colonne brumeuse, tout s'éclaircit, les deux délégués gouvernementaux avaient disparu et Berl, micro en main, avait l'air un peu ahuri, regardant dans le vide. Sébastien fut soulagé. Il échappait aux questions que Berl, imbattable question armorial et fasciné par les titres, n'aurait pas manqué de poser au cadet de Anne-Sybille de Neuville, comtesse de la Rochelle-Bazin, née baronne de Clarensac et descendante des Plantagenets.
Mais ce soulagement fut bref car venait d'apparaître dans les mains de Daryl une sorte de déphaseur comme celui d'Upsilon. Neuville allait-il gâcher sa prestation par une réaction aussi saugrenue que celle qu'il avait manifestée lors de sa première téléportation, à savoir ne fringale atroce ? Mais une seconde plus tard, il se retrouvait avec ses compagnons et Daryl dans un sas d'accès, se sentant parfaitement lucide et dispos. Le matériel élyrien devait mieux respecter les métabolismes que celui des Zassagoriens.
L'aventure pouvait commencer.


HRP: Ce post est libre de toute publicité d'ordre vestimentaire, les noms cités appartenant au patrimoine mondial de la Culture. Bien que les encarts pub sur mon écran soient envahis depuis peu par des propositions de veste en peau d'alligator noir.
Si l'ajout d'une équipe de télévision au sol gêne vos projets, je la désintègre immédiatement
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Ginie
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MessageSujet: Re: [Jour 12] Voyage au centre du vaisseau-mère   Mer 5 Nov 2014 - 7:51

La navette avait quitté le vaisseau-amiral depuis longtemps déjà et Adam avait été assailli par le personnel chargé de s'occuper de son apparence.

Bien malgré lui, il se fit entraîner dans un des salons du vaisseau où était déjà installé un éventail complet de tenues vestimentaires existant sur Elyr. Une jeune femme non-Elyriene s'approcha de lui et le salua comme il se devait puis elle fit le tour du maître de la délégation une première fois, puis une seconde et enfin une troisième fois. Elle s'arrêta net et dit avec une voix légèrement sifflante:


- Bien, j'aurais aimé vous voir porter un vêtement terrien. Cela aurait été je pense le meilleur des choix. Mais au vu de la réaction de votre peau la dernière fois, il serait, je pense, préférable d'éviter. Adam se contenta d'acquiescer. Il est vrai qu'au moment de sa dernière rencontre avec les terriens la peau d'Adam n'avait du tout apprécié le contact avec les tissus terriens. Grâce au génie des scientifiques Elyriens l'incident était passé inaperçu et la peau du chef de la délégation avait peu souffert de ce désagrément.

Adam avait presque oublié la présence des deux émissaires qui se firent un plaisir de se rappeler à son bon souvenir. Décidément cette journée, qui avait si bien débuté, n'allait pas le rester très longtemps. Il fallait à tout prix les effacer du paysage et son bras droit étant absent! L'aventure allait se montrer périlleuse. Ils étaient là , à le fixer du regard, à scruter ses moindres mouvements. Adam les supportait de moins en moins. C'est à ce moment-là qu'un garde vint l'avertir de l'arrivée imminente de la navette dans laquelle se trouvaient les journalistes terriens. Il le remercia et le pria de retourner à son poste. Adam n'était pas tout à fait prêt, il s'impatienta:

- Il serait peut être temps de vous dépêcher! Il venait de parler sèchement à son habilleuse. La jeune femme était native d'une planète qu'Adam et les siens avait assujetti il y avait déjà de nombreuses années. Elle gardait envers cet homme une rancœur qui pouvait la faire basculer à tout moment. Après ces remontrances elle se hâta et malgré le stress imposé elle finit de l'habiller dans les temps.

Une fois apprêté et sans même un remerciement ni un regard envers son habilleuse, il quitta la pièce d'un pas rapide avec, accrochés à ses basques, les deux émissaires Elyriens. Adam se dirigea vers la salle de débarquement se positionna et attendit l'arrivée de la navette. L'attente fut courte et, dans un léger sifflement, la navette apparut dans le hangar très éclairé. Elle se posa en douceur et les portes s'ouvrirent lentement laissant apparaître un Daryl fort galant envers la terrienne qui le suivait et qui s'apprêtait à quitter la navette. Adam dit alors d'une voix forte et claire:


- Bonjour, amis terriens. Au nom de mes compatriotes Elyriens et de moi-même je vous souhaite la bienvenue à bord du vaisseau-mère. Ses mots furent simples mais cordiaux. Il invita dès lors ces invités à le suivre dans une autre pièce du vaisseau.

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MessageSujet: Re: [Jour 12] Voyage au centre du vaisseau-mère   Mer 5 Nov 2014 - 16:41

Neuville avait bien remarqué que les deux individus, disparus à bord  avant eux, les avaient observés au passage d'un oeil froid,  sans manifester ni intérêt ni surprise.. Ce ne pouvait être des Terriens. La déférence marquée par les gardes montrait qu'il s'agissait d'importants personnages. Il y pensait encore durant le bref trajet de la navette, cherchant à demeurer aux aguets mais calme.
Comment fonctionnait l'état élyrien ? C'était une des questions-clés préparées par le reporter.Les gouvernements parlaient uniment du "chef de la Délégation "ou du "Commandant Adam, chef  diplomatique de la Délégation" , ce qui pour être plus long ne précisait rien de plus. Commandant de la flotte en mission ou Commandant général des armées ? Diplomate ou chef de guerre?  Pressés de questions par les esprits les plus éclairés, les dirigeants terriens ne voulaient pas admettre qu'ils ne savaient rien et se contentaient de prêcher la prudence et de vivre au jour le jour en espérant que les Elyriens ne sortent pas leur grand Biglotron à dessouder la Terre, du moins pas sous leur mandat.
L'opposition grandissait, moins envers  la présence d'Adam, à part quelques excités de l'Apocalypse, que contre l'incurie et l'imprévoyance des gouvernements qui n'avaient même pas pris la décision d'offrir un front uni  aux  visiteurs  et y allaient  chacun chez soi qui, d'un feu d'artifice, qui d'un défilé de chars blindés,  selon la tendance locale, en attendant de voir venir.
Tous avaient bien sûr, nommé des commissions d'observation... qui observaient, derrière les fenêtres des ministères puisqu'on ne pouvait envoyer des avions observer de plus près - bouclier d'énergie oblige - et qu'aucune nation n'avait demandé officiellement à ce que Adam vienne à l'O.N.U répondre très exactement aux questions que le monde voulait lui poser.
Incroyable mais vrai,  Sébastien allait être celui qui enfin poserait ces bonnes question.  Les spectateurs auraient enfin des réponses au lieu de cette  dérobade continuelle quand ce n'avait pas été  des farces grotesques. Le journaliste rougissait encore de honte en pensant à cette mascarade  d'un défilé de haute couture pour présenter à l'humanité les premiers êtres descendus des étoiles. La farce était devenue sanglante,  mais on avait vite nettoyé et repris cet attentisme qui ne cachait que l'indécision et la peur, plus les égoïsmes particuliers.
Peut-être parce que son milieu vivait dans le paraître, le semblant, mais non par frivolité, au contraire, par savants calculs et  détermination à toujours gagner  en puissance, le cadet de Neuville avait au fond de lui, une incommensurable méfiance envers les chefs . Un chef, c'est celui qui cherche à t'avoir. Il s'était donc méfié immédiatement des bonnes paroles d'Adam. Paix sur la terre et au ciel... ah ouiche ! Laissez venir à moi les petits enfants, dit aussi l'ogre en  souriant de toutes ses dents.
Sébastien n'avait pas été le seul à éprouver craintes et soupçons. Loin de là, mais il avait eu la chance de rencontrer Upsilon.
Grâce à elle, il savait qu'Adam -quel que soit son vrai nom- était un tyran héréditaire, vaguement limité dans son despotisme par une assemblée à sa botte et des droits de veto aussi facilement contournables que les " chiffons de papiers" opposés à un certain Hitler. Et que la spécialité élyrienne en matière d'amitié entre les peuples était l'exploitation à outrance ou l'extermination.
Il savait.. ou il  pensait savoir... Upsilon aussi était un chef.. méfiance !  

En sortant  sur la passerelle reliant la navette à une sorte d'estrade  futuriste,  il  y aperçut immédiatement  ces deux mêmes Elyriens encadrant Adam lui-même.  Celui-ci portait une combinaison moulante assez ordinaire en un tissu vaguement gris beige. Tous étaient d'ailleurs à peu près vêtu sur le même modèle, avec seulement un insigne métallique plus élaboré sur la poitrine du chef. Malgré la stature de l'Elyrien, on ne pouvait dire que ce soit impressionnant et Marion souffla :


-Bof ! Je m'attendais sinon au casque des Stormtroopers, du moins à un truc un peu plus flashy sinon fluo ! Stéphane Berl sera déçu..c'est d'un prolo !

Mais Sébastien sentait bien que la technicienne était malgré tout impressionnée par la taille du hall où leur navette s'était introduite, séparée par des déflecteurs gigantesques d'autres postes d'ancrage que l'on apercevait sous un plafond sillonné de tubes et de conduits colorés, de poutrelles et de projecteurs, toutes sortes d'instruments animés de mouvements autonomes et silencieux. Quant à lui, quelques jours jours plutôt, il avait regardé le film du vaisseau de la Zassagorienne Upsilon et  certainement celui-ci était   en comparaison, une vraie ville flottante. Le journaliste se souvint de la vision inoubliable du navire spatial apparaissant au dessus de Paris. Il avait moins le souvenir de la panique, de sa panique, que de l'incroyable certitude : la légende était là ! Ils étaient  arrivés, et le monde avait basculé dans l'inconnu.
Et voilà qu'il servait d'intermédiaire entre ces deux mondes. C'était grandiose et terrifiant ! Il fallait ne pas se laisser griser ni paniquer et bien soutenir ses deux rôles.
Officiellement, il venait  à l'intérieur du monstre pour découvrir ce que les extra-terrestres voudraient bien leur montrer de  leur  puissance et aussi, pour tester leur bienveillance proclamée outre leur intérêt admis pour certaines des productions terrestres. Car les politiques partisans de la présence des vaisseaux au-dessus des capitales, ne manquaient jamais de rappeler la première proclamation d'Adam : "Aidez-nous et nous vous aiderons."
Bien entendu, appuyé sur Monty et Marion, il remplirait sa mission de journaliste, rapporterait entrevues, questions et réponses dans l'optique officielle "afin de mieux connaître nos visiteurs de l'espace". Il ferait bonne mine à la télévision pour l'émission prévue en différé et  qu'on lui demanderait bien entendu de venir commenter en direct" de nos plateaux".
Il était le brave et envié petit jeunot, choisi, avait dit Martin, "parce qu'il n'était encore inféodé à aucun parti, à aucune idéologie et portait in regard neuf et sans préjugés sur la réalité d'aujourd'hui". C'est beau, le style !  En fait, surtout parce qu'il était le fils de son riche et puissant papa et aussitôt envoyé sous les feux  de l'actualité pour profiter des circonstances qui le rendaient provisoirement connu du public. "... Mais si, vous savez bien ! ce journaliste... blessé par la bombe  tandis que Deloir se faisait descendre. La photo! le type avec un gros chien noir qui le lèche ! Ils l'ont montrée à "La photo du jour !..."
Mais personne n'était au courant de l'autre rôle de Sébastien, pas même sa chère Liselor à qui il disait tout, laquelle s'inquiétait de prises d'otages, d'attentats à bord, de conséquences imprévisibles pour leur couple, tant l'évènement bouleversait soudain les données de leur existence. Non, personne ne savait qu'il fréquentait la belle blonde que la police continuait à rechercher dans les milieux de l'espionnage international, moscovite de préférence, personne ne se doutait qu'il hébergeait secrètement un métisse géo-élyrien, qu'il avait vu à quoi ressemblait Adam quand on le pelait comme une banane de sa peau en synthétique, qu'il allait renflouer un vaisseau cosmique au fond du Pacifique et que ce serait le signe de la résistance ouverte aux projets destructeurs et parfaitement rodés de l'expédition élyrienne.

Une sorte de majordome se précipita pour aider Marion à sortir son matériel et la guider vers l'estrade . La jeune femme se laissa faire, bien qu'elle n'aimât guère que dans le travail on fît des différences  entre sexes. La masse musculaire et silencieuse de Monty se planta  un peu en retrait de Sébastien. Adam venait de les accueillir, paroles banales et ton convaincu, comme il se doit.
Il fallait répondre et le journaliste s'inclina légèrement.  Il sourit en tournant sa tête de trois quart pour que Monty ait un bon angle. De profil, il avait le nez légèrement retroussé et  il voulait avoir un air sérieux, viril. Puis il  remercia les Elyriens de leur accueil, se félicita  de l'honneur fait aux Terriens et de l'immense intérêt de visiter un  vaisseau venu du fond de la galaxie.  Il remercia le gouvernement, la télévision, Daniel Martin, rappela, la voix émue, que le grand photographe Ethan Deloir luttait toujours contre la vie et la mort, victime de son geste héroïque qui avait évité le pire et garantit que les échanges entre les deux peuples pourraient reprendre.  Mais les mots "amis élyriens" ne furent pas prononcés.
Comme on entrait dans la pièce suivante, il décida de marquer tout de suite qu'il n'était pas là pour jouer les admirateurs béats des merveilles de la technologie made in Elyria et il s'adressa directement au chef de la délégation : il avait préparé cette première question et irait droit au but . Depuis son arrivée parmi les terriens, personne ne savait comment s'adresser au leader élyrien. C'était un détail mais le public aime les détails pratiques, ceux qu'il peut réutiliser dans la conversation.


- Pardonnez-moi, mais comment doit-on vous appeler à votre bord ? Sur terre, vous seriez sans doute Monsieur le Président ou Monsieur l'Ambassadeur et en vol, amiral ou commandant.  Depuis votre arrivée, le nom d'Adam est sur toutes les lèvres puisque c'est le seul que vous nous ayez communiqué. Est-ce par souci de vous rendre immédiatement familier à nos concitoyens ? Ou bien est-ce la traduction approximative de Chef suprême, Premier, Leader, comme Adam évoque le nom du premier homme et ceci pour une part conséquente de l'humanité ?

Sébastien se dit qu'il parlait peut-être un peu trop mais il en avait assez de ce jeu  ambigu, de ces êtres qui n'avaient que des paroles sucrées quand ils se manifestaient mais sur lesquels finalement on ne savait rien. Il poursuivit :

-Adam est-il  un nom emprunté à notre histoire humaine?  Qui êtes-vous, Voyageur de l'espace ?

Il laissa  s'épanouir la charge émotionnelle de la formule dans un bref silence qui sembla  suspendre  toutes les attentions  à cette question. Mais Monty grogna un peu  et tout en se promettant de savoir ce qui avait poussé son ami à ruiner son effet oratoire, Sébastien enchaîna :

-Nous aimerions  apprendre ainsi de votre bouche la façon dont votre belle planète est organisée et quel rôle vous y jouez ou quel gouvernement.vous représentez.  Avec ces regrettables  evénements, la présentation d'Elyria, son gouvernement, ses principes, son histoire, tout nous  demeure encore mystérieux et je serais fier de pouvoir contribuer à éclaircir mes concitoyens


Avec déférence, il inclina de nouveau sa tête un peu ébouriffée, en pensant qu'il aurait peut-être dû garder son impeccable brosse de chez Mario
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Ginie
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MessageSujet: Re: [Jour 12] Voyage au centre du vaisseau-mère   Mer 5 Nov 2014 - 16:49

La délégation terrienne était enfin arrivée. Après que les présentations furent faites, un des journalistes prit la parole. Il s'agissait de Sébastien de Neuville. Il commença par une question plutôt simple et Adam s'empressa d'y répondre:

_ Appelez-moi tout simplement Adam. Par souci de simplicité et puis pour éviter une inquiétude de la part de vos concitoyens nous avons opté pour Adam qui est tout simplement l'anagramme de mon nom Elyrien à une lettre près. Visiblement votre peuple semble apprécier ce genre de prénom.

Adam était peu entouré, on pouvait remarquer que plusieurs gardes étaient postés à différents endroits du vaisseau mère. Leur tenue était différente des membres de l'équipage que les journalistes avaient pu rencontrer.

Il avaient emprunté un long couloir qui se terminait devant une porte d'un gris argenté.

La porte s'ouvrit avec un bruit sourd, laissant apparaître une grande pièce sobre par son ameublement, mais décorée avec goût, où les attendaient déjà les deux hommes mystérieux de la navette. Des fauteuils avait été installés devant une table de taille moyenne. Adam reprit, après avoir invité la délégation terrienne à s'installer:


- Mon véritable prénom est Madar, nous avons juste ôté une lettre pour créer mon prénom terrien. Nous sommes un gouvernement unifié qui se compose de 365 chefs de clans. Ces chefs de clans viennent pour la plupart d'Elyr, mais aussi des planètes qui composent notre système. Nous avons fait le choix de diviser le tout en deux groupes bien distincts l'un de l'autre. Le premier groupe concerne les chefs de clan présents avant l'unification, le second concerne ceux qui ont intégré le gouvernement après l'unification.

_ A la tête de ces deux groupes se trouve un grand maître suprême, ce que je suis. C'est un titre que j'ai hérité de mon père, tout comme ma descendance en héritera quand mon enveloppe charnelle quittera ce monde. Pour les chefs de clan cela est le même principe, le titre de chef de clan se transmet de génération en génération.

Adam prit quelques minutes puis il reprit le fil de la conversation au sujet du gouvernement Elyrien:

_ Le titre de chef suprême me donne le droit de prendre toute les décisions qui s'imposent, mais je dois tout de même rendre des comptes à titre consultatif au gouvernement unifié. Cependant, les chefs des différentes tribus peuvent émettre leur veto. Ceci dit cela reste rare. Mais chacun d'eux a droit à la parole et personne n'hésite à exposer son avis.

Adam se leva quelques minutes après l'entrée d'un membre d'équipage réclamant quelque signature sur des dossiers confidentiels. Puis il reprit tout en s'excusant du désagrément:

_ Notre industrie est plutôt variée. Chaque clan est spécialisé dans un domaine industriel. Par exemple le clan Ron'dar l'est dans les produits de luxe réservés à l'élite. D'autres le sont dans les textiles, l'agriculture etc. etc... Certains clans ont des activités plus politiques et d'autre plus militaires.

_ Comme vous pouvez le remarquer, nous sommes très organisés. C'est sur ces derniers mots, qu'Adam invita la délégation terrienne à visiter le reste du vaisseau. Puis il leur dit:

_ Je répondrai bien sûr à vos questions lors de cette visite...

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MessageSujet: Re: [Jour 12] Voyage au centre du vaisseau-mère   Jeu 13 Nov 2014 - 1:39

Monty commença à prendre des photos . Sébastien s'amusa un instant de son air peu amène . Il ressemblait à ce qu'il ét ait :  un garde du corps, toujours en alerte, et que rien ne pouvait réellement surprendre . Mais il n'y avait pas à redire . Son amie japonaise l'avait bien formé à la photographie.

Le mystère du prénom humain attribué à un habitant du cosmos fut éclairci . Et la suspicion du journaliste fit renforcée. On n'avouait pas plus clairement le côté racoleur du choix de ce prénom. Sous entendu : Laissez venir à moi les petits humains. Je suis Adam, ayez confiance. Je m'appelle juste comme votre célèbre Ancêtre .

Ancêtre ?Du moins pour les humains qui qui connaissait la Bible. Sébastien, grand lecteur de BD mythologiques, concevait qu'il eût été maladroit de choisir Parushti , l'homme cosmique védique, vu son peu de diffusion dans le monde occidental ou Manco Capac qui n'aurait plu qu'aux lecteurs de Tintin, ou Pan Gu, l'adam chinois que les Parisiens auraient eu vite fait d'appeler Le Pingouin.

Adam répondit avec un calme froid que le journaliste préférait encore à la jovialité de commande des chefs politiques en visite dite amicale. L'Elyrien récita ce qui ressemblait d'abord à une notice de guide touristique présentant sans jugement le système politique d'un pays . Le" nous" employé ne parvenait pas à sortir son discours d'un ton conventionnel comme un professeur détaillant sans passion un résumé d'histoire.
Mais ce qu'il dit montrait un système social archaïque qui devait créer bien des injustices et des mécontentements. Ce pouvait être utile pour contrer les ambitions élyriennes si l'on parvenait à dresser les factions les unes contre les autres.

Les explications se poursuivaient quand un des officiels sembla perturbé, comme à l'écoute d'un message que lui seul percevait. Sébastien, bon observateur des expressions faciales, même fugitives, n'eut pas le temps de s'interroger davantage. L'individu s'approcha discrètement d'Adam et lui murmura quelques phrases, le visage impassible , lui annonçant sans doute une nouvelle cependant perturbante car Adam sembla hésiter un instant puis il inclina la tête. L''officiel s'approcha du journaliste qui se sentit brusquement inquiet. Ses rapports clandestins avec la rébellion zassagorienne avaient-ils été découverts?
Mais l'Elyrien, après s'être brièvement incliné, dit à voix contenue :

-Monsieur de Neuville, veuillez me suivre, je crains d'avoir à vous annoncer une mauvaise nouvelle et notre président va poursuivre la visite avec vos amis et très bientôt, un journaliste que nous envoie notre chargé des Communications au sol va vous remplacer. Il est en route.

Sébastien se sentit pâlir. Ou bien c'était une arrestation déguisée ou bien, c'était une nouvelle vraiment très grave, personnelle. En un éclair, il vit le visage de Liselor, celui de sa mère.. Mais on le poussait vers une porte qui s'ouvrit seule devant l'Elyrien.
A peine furent-ils entrés que Sèbastien qui commençait à dominer sa surprise inquiète, protesta :


-Mais de quoi s'agit-il ? Je ne peux pas...

L'autre l'interrompit et tendant un siège vers le journaliste, il annonça d'une voix où se mêlait  solennité et contrainte polie ;

-J'ai la pénible obligation de vous prévenir que votrefrère a été victime d'un accident de voiture. Il a été transporté dans un état très grave à l'hôpital de l' Hôtel-Dieu. Votre mère est auprès de lui et vous demande. Votre père, en voyage au Japon, est prévenu et sera là demain. Je  vais vous reconduire  à une navette qui vous ramènera à terre.


Sébastien ne s'était pas assis. Il demanda, la voix blanche d'émotion :  
-Un accident ? Il n'est pas.. ? Que disenrt les médecins ? Il est conscient ?

- En partie. Venez, son état est comme je vou l'ai dit, très grave . Nous avons préféré vous prévrnir même si cela va provoquer un retard dans le déroulement de la visite.

Sébastien serra les dents et lui jeta un regard noir. Il ne s'était pas toujours bien entendu avec son frère mais en ce moment, il redevenait le petit garçon qu'il avait été, au sein d'une famille unie et qui à l'heure des grandes sottises ne l'avait pas lâché . Il pensa à sa mère, très attachée à son brillant aîné et qui devait se sentir si seule.  L 'anxiété et l'émotion lui nouèrent la gorge et il parvint
difficilement à parler 
:

-Je vous suis. Ne perdons pas de temps.

Dans la voiture qui l'emmenait à l'hôpital, il se dit qu'il ne pourrait pas remplir ses obligations envers Jules du moins avant un certain temps mais qu'il pouvait au moins lui faire parvenir l'argent dont il avait besoin pour le renflouage de son vaisseau spatial et lui faire parvenir le dossier des autorisations nécessaires. Il mettrait tout en œuvre pour que l'entreprise réussisse. Le chagrin l'accabla. Il ne pensa que vaguement à cet arrêt brutal de sa carrière de grand reporter qui semblait si prometteus. Sa place était auprès de sa famille
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MessageSujet: Re: [Jour 12] Voyage au centre du vaisseau-mère   Sam 10 Jan 2015 - 13:16

Le reportage aurait pu tourner court. Mais Monty, en bon JRI, prit la décision de continuer le reportage. Après tout, un journaliste reporteur d'image n'avait pas forcément besoin d'un journaliste d'investigation pour l'accompagner et poser des questions, puisqu'il en était un lui-même. D'ailleurs, il travaillait généralement seul. Faisait les reportages lui-même, filmant et interviewant en même temps. Il ignorait pourquoi Sébastien avait fait appel à lui, alors qu'un simple caméraman aurait suffit. Monty ignorait que Sébastien était là pour visiter le vaisseau pour le compte des Zassagoriens et ainsi faciliter leur infiltration.

Malheureusement, le départ précipité de Sébastien transforma la mission espionnage des Zassagoriens en un reportage tout à fait banal.
Monty continua son travail normalement. Et quand il fut terminé, il quitta le vaisseau pour regagner sa rédaction.

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