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 [Humain] Ethan Deloir

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MessageSujet: [Humain] Ethan Deloir    Jeu 11 Sep 2014 - 21:34



Ethan Deloir
Feat Aidan Turner



   Âge : 32 ans
   Lieu ou planète d'origine : Terre
   Nom extraterrestre :néant
   Caractère : Entier et tête brûlée, Ethan a été marqué par le décès de ses parents adoptifs dans un attentat au Caire, alors qu'il était adolescent. Le seul lien à ses racines est ce prénom si peu français qu'on lui a attribué à cause de la médaille qu'il portait autour du cou lorsqu'on l'a trouvé. Obsédé par les images de violence qui l'ont traumatisé, il parcourt le monde pour exorciser ses fantômes mais aussi pour que son objectif témoigne des dérives inhumaines dont la planète est le théâtre. Espiègle et fêtard à ses heures, il cultive souvent une fausse légèreté qui masque un caractère angoissé et sombre. Incapable de tenir en place, il dort rarement plus de deux nuits au même endroit, jusqu'au jour où il décide de prendre une collocation pour poser son barda et avoir un point de chute entre deux avions. Malgré son goût pour la solitude et son envie de tranquillité, la crise du logement à Paris, le contraint à opter pour une collocation avec une certaine Laure Dubois, une styliste couturière casanière qui semble être son opposé en tout point. Pourtant la cohabitation s'installe d'abord en pointillés du fait des voyages d'Ethan puis dérive vers une relation sentimentale atypique. Mais l'arrivée des Elyriens ne laisse guère le temps au couple de se tester. Ethan, victime d'un attentat lors d'un défilé de mode, se retrouve cloué sur un fauteuil et plus écorché vif que jamais, se mure dans un isolement obstiné. Déterminé à révéler une fois de plus les dérives de ceux qui dirigent à présent les destinées de la Terre, il risque fort de se jeter, valide ou pas, dans un combat qui le dépasse.

   

   HISTOIRE
Ethan resserra les sangles de la selle et ajusta la longueur des étrivières machinalement. Il connaissait par coeur les ruses des chevaux qui gonflaient leur ventre avant d'être montés et la mauvaise habitude de régler les étriers trop court dans les centres équestres pour vacanciers. L'hongre qu'il avait choisi était plutôt sanguin et son allure bien en avant. Il l'avait vu galoper la veille dans la carrière. L'envie de remonter à cheval l'avait alors submergé comme une marée impétueuse. C'était couru d'avance, il le savait bien lorsque ses pas l'avaient menés lors d'une flânerie jusqu'à ce club d'équitation. L'établissement était semblable à tous ces établissements qui fleurissent le long de la côté d'azur et connaissent une affluence décuplée en période estivale. Celui-ci avait l'avantage de sembler sérieux. Les chevaux étaient bien nourris, soignés et disposaient d'un espace suffisant pour ne pas prendre de tics. Leur poil et leur oeil étaient brillants. La cavalerie était composée principalement de selles français mais comportait quelques lusitaniens. Il avait opté pour l'un de ces derniers, un beau spécimen de 10 ans qui avait du métier mais était un peu difficile selon les dires des palefreniers.

Il rassembla ses rênes et ayant négligé la règle première des cavaliers en décidant de ne pas mettre sa bombe, donna des jambes pour demander le pas. Il avait déterminé un itinéraire tranquille qui longerait la grande pinède pour sinuer entre les dunes par un petit sentier menant à la plage. Le soleil était encore bas en cette belle matinée de juillet et la forêt de résineux se réveillait doucement. Le chant des oiseaux et la brise iodée rendaient les lieux charmants. Le soleil filtrait à travers les branches des pins parasol, dessinant des flaques de lumière sur le sol couvert d'aiguilles et jouant dans les cheveux bouclés du cavalier. Ethan était ce qu'il convient d'appeler un beau spécimen. Grand et élancé, musclé comme le sont les hommes de cheval, les épaules larges, le torse assez sculpté mais sans excès, les hanches étroites, les cuisses bien dessinées. Son corps avait tous les atouts pour faire rêver plus d'une femme. Son visage était à l'avenant, bien dessiné, proportionné, équilibré. La mâchoire assez virile sans être carrée, le nez à l'arête franche sans être trop grand et entre les deux, une bouche sensuelle et généreuse qui pouvait offrir un sourire rayonnant malheureusement trop rare, des lèvres dessinées pour embrasser, aimer et qui le faisaient admirablement bien. Le plus remarquable était néanmoins le regard qui éclairait ce visage, terriblement expressif et qui laissait fuser tant de sentiments contradictoires. Dans les yeux légèrement en amande, dansait une petite flamme malicieuse qui pouvait être suscitée aussi bien par la contemplation de ses semblables que par une introspection sans complaisance mais le plus souvent une mélancolie venait voiler cet éclat.Ces yeux noisette bordés de longs cils ne pouvaient laisser indifférent. Ils n'étaient pas seulement expressifs mais savaient également être à l'affût du moindre détail concernant l'environnement ou l'interlocuteur. Lorsque Ethan fixait quelqu'un, le sujet avait le sentiment d'être passé au crible d'une analyse sans concession. Ce qui n'était pas sans créer de malaise chez la plupart des gens. Le jeune homme restait finalement assez solitaire malgré tout le charme qu'il pouvait dégager au premier abord. Les hommes comme les femmes n'aimaient guère s'exposer longtemps à ce regard qui semblait lire jusqu'à l'âme.

C'était donc seul qu'il avait pris des vacances bien méritées après de multiples reportages à l'étranger. Les premières depuis trois ans pour ce journaliste qui partageait sa vie entre la passion de son métier et celle de l'équitation. Sa vocation lui était venue au cours d'un événement tragique. Il était en vacances au Caire avec ses parents lorsque le café où ils prenaient une petite glace avait été pulvérisé par une voiture piégée. Ils venaient de faire une virée dans la vielle ville et étaient revenus au centre ville pour contempler le palais présidentiel. Attablés en terrasse, ils discutaient avec leur passion coutumière de leur prochaine expédition culturelle et Ethan s'était absenté, le pentax toujours en bandoulière pour aller aux toilettes. Ceci ne manquait jamais de faire sourire sa mère qui disait que son fils dormait même avec son appareil. Elle avait certainement dû sourire cette fois encore mais il n'entendit pas ses taquineries cette fois. Alors qu'il se lavait les mains et s'apprêtait à rejoindre ses parents, les murs tremblèrent et le plafond se lézarda de profondes fissures qui laissèrent tomber des rideaux de plâtre. La porte se dégonda et il fut projeté contre le mur par le souffle. Lorsqu'il se releva couvert de poussière grise, il avait du mal à respirer tant l'atmosphère était suffocante, chargée de particules diverses et brulantes. Il cracha et tituba jusqu'à la sortie des toilettes. Pour se frayer un chemin, il dut pousser violemment la porte à moitié arrachée qui pendait sur un gond. Dans la salle du café ou ce qu'il en restait, le décor était apocalyptique. Il hurla à s'en arracher les poumons, ses yeux devenus fous cherchant le couple qu'il venait de quitter. Il n'y avait plus de terrasse, plus de clients, juste des gravats dans lesquels dansaient des flammes folles et des morceaux de chair éparpillés. Il sortit sur le trottoir et vit des corps jonchant le sol jusque de l'autre côté de la rue, certains remuant péniblement en gémissant, brulés, martyrisés. Il était comme tétanisé, dans un état second. Encastré dans la façade, l'arrière de la voiture bélier se consumait lentement. Sans réfléchir, il arma son pentax et shoota l'arrière en zoomant la plaque d'immatriculation encore lisible. Les deux tiers du véhicule avaient été pulvérisés et les morceaux de la carrosserie avaient fusé dans un rayon assez vaste, devenant des armes meurtrières. Plusieurs victimes hurlaient le corps criblé d'éclats de métal. Les pompiers et les ambulances furent très vite sur les lieux mais on pouvait lire l'impuissance et la colère dans le regard des secouristes, des médecins, des forces de l'ordre. On l'enveloppa dans une couverture de survie et lui demanda de s'allonger sur une civière mais il n'obtempéra pas tout de suite, il erra un moment dans les décombres. Les médecins étaient bien trop sollicités pour y accorder trop longtemps attention. Machinalement, il prit cliché sur cliché, comme un automate. Des gens marchaient comme des pantins dans les gravats, sourds hébétés. Ils se lamentaient en cherchant leurs proches disparus. Il photographia ces visages traumatisés, cette douleur qui exsudait des lieux et des êtres. Il fixa l'horreur qui venait de le frapper de plein fouet. Pourquoi n'arrivait-il pas à pleurer ? Il venait d'avoir 18 ans, s'apprêtait à entrer à Sciences po pour marcher sur les traces de son père, il s'appelait Ethan Deloir et venait de perdre sa seule famille. Ses parents adoptifs. Il était seul au monde.

Depuis, il n'avait plus lâché son objectif et avait oublié le sacré des hautes études politiques pour lui préférer une école de journalisme où il avait fait un cursus remarquable et remarqué. Peu de ses collègues offraient une telle complétude dans la pertinence des articles de presse et dans les clichés. Il avait tout pour faire un grand reporter et il fut d'accord avec son mentor, son professeur qui le poussa à courir le monde pour oublier ses blessures en fixant dans l'oeil de l'appareil les démesures de l'humanité. Cette catharsis l'avait mené durant des années sur les routes les plus périlleuses du monde. Il ne cessait flirter avec la mort qui l'avait caressé en Egypte, la traquant, se laissant entraîner dans une danse macabre qu'il immortalisait au fil de ses reportages. Sa notoriété et son talent s'étaient imposés en dix ans de carrière et il avait décidé de s'accorder une pause dans cette course frénétique. Pour voir. Comment était-il à présent ? Pouvait-il enfin s'arrêter de courir pour réfléchir sans ressentir cette impression de vacuité le terrasser à nouveau, sans voir l'ombre de la folie se pointer à nouveau?

Ses pensées l'avaient mené au petit trot, sans qu'il en ait conscience, à la lisière de la pinède. Il avait envie de se secouer de cette langueur et piqua des deux pour demander le galop. Le cheval s'élança à l'assaut de la dune et il sentit l'air iodé lui fouetter le visage une fois arrivé au sommet. Il tira sur les rênes pour stopper sa monture. La plage s'étendait dans la vaste anse, langue de sable fin léchée par les vagues. Il se souvint d'une autre plage, en Egypte, de sa mère lisant Gide pendant que son père épluchait la presse financière et que lui matait les filles qui se promenaient le long du rivage. Il ferma les yeux pour chasser ces souvenirs douloureux et revint à la réalité. Le soleil montant donnait un ton rosé au ciel qui se reflétait dans les crêtes irisées de l'eau. Il se figea devant la beauté du paysage. Une carte postale. Pourquoi n'était-il pas touché par cette splendeur ? Pourquoi n'arrivait-il pas à s'émouvoir de ce qui était harmonie ? La plage était déserte, hormis un couple qui... semblait enlacé sur une serviette. Il sentit le malaise monter en lui. Il se sentait voyeur encore davantage devant ce cliché. Presque nauséeux et anéanti. Il prit conscience de sa solitude extrême. Son regard chercha à l'horizon une distraction, un navire qui croiserait au large mais il n'y avait rien pour le détourner de ce qui se passait sur la plage. Cette vaste étendue d'ocre avec ce couple d'amoureux seuls au monde mais pourtant pas solitaires. Ses yeux scrutaient en vain une autre activité au loin, sur la côte, vers le port. Mais la brume empêchait de distinguer ce qui aurait pu le divertir de son mal.

Soudain, alors qu'il tournait la tête vers la gauche, il distingua une silhouette dans l'eau, juste une tête qui affleurait des flots, par intermittence, comme un bouchon. Un bras se tendit, comme un appel à l'aide. Il posa à nouveau les yeux sur les deux corps mêlés. Egoïstes, inconscients de ce qui étaient entrain de se jouer. Il éperonna son cheval et le fit dévaler la dune à fond de train puis longea la plage au grand galop, projetant des gerbes de sable. Les sabots martelèrent bientôt la langue humide du bord. Il vit la petite tête blonde s'enfoncer dans les flots une fois encore. Poussant son cheval surpris, il le fit entrer dans les vagues et plongea sans réfléchir pour nager comme un forcené vers le point où il avait vu sombrer le baigneur en détresse. Plus aucun signe en surface, il plongea, gêné par le poids de ses bottes d'équitation et écarquillant les yeux dans l'eau salée qui le brulait. Le petit corps flottait entre deux eaux. Il avait cessé de se débattre. Un enfant. Il donna une poussée désespérée pour le rejoindre. Plusieurs fois il crut le toucher, pouvoir le saisir mais il était encore trop loin dans l'onde qui déformait sa vision comme un mirage. Enfin il attrapa un bras et ramena le corps contre lui puis donna une impulsion pour remonter. Il lui semblait que les secondes étaient des heures. Ses poumons le brûlaient au bord du supportable. Il émergea dans un cri à la surface écumeuse. Au loin, la plage s'était enfin animé. Le couple s'avançait dans les vagues en criant, en pleurant, un promeneur le portable visé à l'oreille devait certainement appeler les secours. Ethan se mit à nager comme un fou vers le rivage, ordonnant à son bras libre et à ses jambes de pousser encore malgré la douleur musculaire, malgré le poids peu commode de ses vêtements qui l'entraînait vers le bas. Lorsqu'il arriva sur le bord et prit pied, son regard se porta vers le visage de l'enfant aux lèvres bleuies, au teint si pâle. Les deux adultes se précipitèrent vers lui mais il les écarta d'un geste péremptoire. Il allongea l'enfant sur le sable et le bascula sur le côté. Un gros filet d'eau s'écoula des lèvres inertes. Il ne respirait plus mais son coeur battait encore. Ethan sourit en entendant la vie pulser dans le petit corps. Il commença le bouche à bouche, avec application, comme si sa propre vie en dépendait, comme si l'enfant avait été son enfant. Au bout d'une minute qui valait une éternité, le petit corps de raidit et fut pris de soubresauts, les côtes se soulevèrent et il cracha de l'eau dans un gargouillis salvateur. La mère cria et quitta les bras de son amant pour s'agenouiller auprès du garçonnet. Ethan lui plaça les mains sous la tête de l'enfant et lui montra comment tenir son buste surélevé en l'invitant à glisser des genoux sous les épaules du petit. Il se releva péniblement, trempé. Un groupe d'hommes arrivait au pas de course avec l'équipement de secours et le promeneur au portable leur exposa la situation. Ethan était incapable de parler, la gorge nouée, les poings crispés de colère. Il fondit sur l'homme, l'amant qui était allongé sur le corps de la femme quelques temps auparavant, et lui décrocha un coup de poing magistral dans la gueule.

- Quand on a un gamin, on le surveille pendant la baignade ! Espèce de connard !

Il se détourna du groupe sans écouter les protestations honteuses et contrites du type et les remerciements larmoyants de la mère. Il eut un dernière regard en arrière pour la petite tête blonde qui ouvrait les yeux, des yeux d'un bleu qui défiait le ciel, puis il alla rejoindre son cheval qui s'était arrêté plus loin, regardant d'un oeil placide les égarements humains. Il le prit par la bride et lui flatta l'encolure.

- Mon vieux, t'es un héros !


Pour la première fois depuis Le Caire, depuis 14 ans, il se sentit vivant.


   

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   Texte : Ethan - Avatar : Aidan Turner
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